Mathias Rioux

Mathias Rioux est né à Rivière-à-Claude (Gaspésie), le 29 mars 1934. Il est à la fois un homme politique, un enseignantjournaliste et un animateur de radio québécois.

Études : Obtint un brevet A d’enseignement de l’École normale Jacques-Cartier en 1961. À l’Université de Montréal, compléta un baccalauréat ès arts et pédagogie, puis une licence en administration de l’éducation en 1965. Compléta une scolarité de maîtrise en science politique à l’UQAM de 1973 à 1975. Obtint une maîtrise en développement régional à l’Université du Québec en Outaouais en 2010 et un doctorat en sociologie du développement régional de l’Université Laval en 2018.

Carrière en enseignement et journaliste : Il enseigna à la Commission des écoles catholiques de Montréal de 1961 à 1967. Journaliste et animateur de radio et de télévision de 1965 à 1994; vice-président de la Centrale de l’enseignement du Québec de 1967 à 1970; président de l’Alliance des professeurs du Québec de 1967 à 1971; vice-président aux relations publiques et directeur général de CKLM-radio de 1985 à 1987. De 1987 à 1994, fut éditeur du magazine Avenir et propriétaire-éditeur du magazine MéMo.

Cofondateur du Mouvement Québec-français. Secrétaire général de l’Union des artistes.

Député : Élu député du Parti québécois dans Matane en 1994. Réélu en 1998. Ministre du Travail dans le cabinet Bouchard du 29 janvier 1996 au 15 décembre 1998 et ministre responsable des Aînés du 23 septembre au 15 décembre 1998. Président de la Commission de la culture du 4 mars 1999 au 4 mars 2001 et président de la Commission de l’économie et du travail du 27 mars 2001 au 5 mars 2003, date de sa démission comme député.

Membre de la Commission municipale du Québec du 7 mars 2003 à 2008. Coordonnateur du Comité de vigie sur la référence de main-d’œuvre dans l’industrie de la construction de février 2013 à l’automne 2014.

Décoré du grade de commandeur de l’Ordre de la Pléiade le 22 novembre 2007.

(Sources : assnat.qc.ca/fr/deputes/rioux-mathias; https://wikipedia.org)

Généalogie ascendante de Mathias Rioux

Mathias Rioux                                                                                              Rolande Dupuis

Adélard Rioux                        9 octobre 1923, Tourelle                               Célina Lefrançois

Alfred Rioux- 2                       15 juin 1891, Mont-Louis                              Lucie Robinson

Théophile Rioux                     15 février 1858, Rimouski                            Marcelline Bernier

Vital Rioux                              23 novembre 1830, Trois-Pistoles               Césarie Martin

Paul Rioux-1                          12 août 1794, L’Isle-Verte                            M.-Marguerite Côté

1- Vincent Rioux                    1er juillet 1766, Sainte-Famille, Î.O.            Julienne Drouin

Vincent Rioux                        20 août 1731, Rimouski                               Catherine Côté

Jean Riou (Rochiou)              10 janvier 1678, Sainte-Famille, Î.O.          Catherine Leblond

Jean Rochiou                         vers 1649-50, Ploujean, Bretagne              Marguerite Gueguen

Jacques Kérochiou                8 février 1618, Ploujean, Bretagne             Jeannette LeFerec

 

Détails supplémentaires

À 84 ans, il vient de compléter son doctorat en en sociologie politique et développement régional sur les grandeurs et misères de la Gaspésie. Voici un bref résumé :

Soutenance de thèse de Matthias Rioux

« La Gaspésie dans tous ses États : Grandeurs et misères du développement régional au Québec »

Résumé :

Cette thèse réalise l’étude sociohistorique de la Gaspésie et met en lumière les connaissances sur les difficultés économiques qui ont sévi depuis la Crise des années 1930 à aujourd’hui et jette un éclairage neuf de la réalité gaspésienne. Le deuxième objectif porte un regard critique sur les retombées économiques et sociales des politiques gouvernementales appliquées à la région depuis la Révolution. Nous mettons l’accent sur la portée du lien de causalité existant entre une région reconnue historiquement pour son retard économique et les interventions de l’État dans l’Est du Québec.

Le cœur de la thèse met en évidence les difficultés d’une communauté rurale vivant en marge d’un système de production capitaliste. Pour se protéger, la Gaspésie se place en retrait des régulations étatiques top-down inspirées du BAEQ et appliquées aux régions ressources sans égard à la redistribution vers les plus pauvres. La thèse identifie et explore les idéologies à l’origine des divers modèles de développement (chapitres VI et VII), les actions menées par l’État en régions rurales et nomme les acteurs locaux et nationaux à l’origine d’une pensée alternative (modèle bottom-up), au modèle classique, top-down. Le modèle envisagé pour la Gaspésie laisse croire que l’avenir de la région ne peut advenir en persistant sur la voie néolibérale et sur la notion de prospérité basée sur la croissance des échanges. Nous soutenons dans cette thèse que l’ordre des priorités doit changer. La réorganisation du développement des régions ressources fait appel à d’autres doctrines et à d’autres méthodes.  

Le chapitre VIII, montre l’aptitude d’une région à diagnostiquer son malaise, à regrouper ses énergies et à définir un modèle de développement qui lui convient. Nous mettons en lumière la présence d’une nouvelle praxie sociale chez les artisans du développement. Exclue du développement pendant près d’un siècle, éloignée des innovations technologiques et du machinisme industriel de l’après-guerre, la péninsule est demeurée à l’écart de la prospérité. On explique que l’État, régulateur de l’économie, n’a su s’imposer comme arbitre du bien commun. Les politiques publiques conçues et mises en œuvre n’ont pu endiguer le déclin de la région.

À la manière des historiens, les acteurs sociaux se sont imposé un devoir de mémoire. Ils ont suspendu momentanément le présent, pour faire resurgir le passé. Ce faisant, ils ont ouvert de nouvelles voies d’accès au développement, écrit une nouvelle page d’histoire sur l’avenir de leur région. Une rétrospective pédagogique montrant la portée sociale et politique des luttes, parfois violentes, de la marche des Gaspésiens dans leur quête de justice et d’égalité. La synthèse des témoignages entendus en 2007, 2014, 2015 et 2016, illustre l’enracinement des activités de concertation dans la culture organisationnelle des partenaires socioéconomiques.

Autant de déterminants qui font du territoire local une source de valeur, un lieu de projets, et un emplacement symbolique et matériel du développement. Bref, là où la conception et la mise en œuvre des politiques publiques sont désormais possibles, avec ou sans l’État. Cette thèse veut mettre en évidence l’énergie féconde d’une communauté qui croit en sa bonne étoile. À la manière de Ross, le bâtisseur qui de sa Gaspésie profonde, croyait entendre les pas d’un peuple marchant vers sa libération.

(Source : www.fss.ulaval.ca/evenements/soutenance-de-these-de-mathias-rioux (1er mai m2018)

Lire la thèse : https://corpus.ulaval.ca

Ses trois (3) entrevues avec Radio-Canada : https://facebook.com